Introduction à l’Interactivisme

On nous a prédit que les smartphones tueraient les ordinateurs portables comme on nous avait prédis que l’ordinateur ferait disparaître le papier de sur notre bureau.
On est bien obligé de constater que pour le papier, ce n’est pas gagné. Je pense même que l’on aura toujours besoin du papier pour des milliers de raisons que je détaillerais dans un prochain billet.

Pour le smartphone, nous avons le droit aux mêmes excès que pour l’ordinateur en son temps. Le smartphone ne tuera personne. Il fera évoluer, changer, ou modifier d’autres habitudes et utilisations.
Par exemple, l’iPhone est un super outil (joujou), mais il ne remplacera jamais mon MacBook pro. C’est impossible et inimaginable par contre c’est un fidèle compagnon plein de surprises et de ressources.

Arrêtons de suivre et d’écouter ces gurus de la technologie qui nous annoncent toujours la fin d’un monde. Ce n’est jamais le cas. Il s’agit d’abord d’évolution et parfois de la création de nouvelles habitudes qui nous simplifient ou pas notre quotidien.

Chez CarréBarré, nous préférons toujours voir le meilleur de chaque monde et les faire interagir entre eux. C’est ce que nous appelons l’INTERACTIVISME.

Que se cache-t-il derrière ce nouveau mot ?

En tant qu’utilisateurs, nous avons tous acquis que nous vivions dans un monde plurimédias et multimédias.
Nous sommes habitués à utiliser Internet, des livres, des journaux papier, écouter la radio, téléphoner avec un mobile et naviguer avec un GPS. Tout ceci nous est devenu naturel et entre simplement en interaction avec d’autres habitudes de notre quotidien.

Beaucoup de professionnels utilisent le terme « Interactif » pour définir que leur produit a une « faculté » de communication à double sens avec l’utilisateur. Celui-ci n’est plus passif devant l’outil.

À vrai dire rien de nouveau. Depuis la nuit des temps, nous interagissons avec notre entourage en chassant, en fabricant des outils avec des os ou du silex.
Les hommes de Cro-Magnon et autres ont su tirer avantage de ce que leur donnait leur environnement pour survivre, voir commencer à créer un confort avec les débuts de l’élevage et la culture.
Tous ceci n’aurait pas été possible si à un moment, un Être n’ai pas tenté par curiosité ou bien par observation une interaction entre 2 objets, que ce soit de mettre une graine dans la terre pour voir ce qu’il se passerait ou bien de frapper 2 pierres l’une contre l’autre et réaliser que cela pouvait en faire un outil ou par la suite du feu.

Une définition simple de l’Interactivisme est l’ensemble des interactions dans un processus donné. Rapportés à notre univers du logiciel, nous pouvons dire qu’il n’y a pas une solution ou une technologie qui peuvent répondre à toutes les problématiques, mais qu’il y a une multitude d’interactions possibles entre le monde réel et virtuel, entre les médias, entre les technologies, entre l’esprit et la personne. Pourquoi s’en priver ?

Être interactiviste, c’est profiter du meilleur des mondes pour répondre à un but/mission qui est pour CarréBarré, l’expérience utilisateur.

Prenons un exemple illustrant ce principe :

RedLaser

RedLaser est une application pour iPhone qui utilise la caméra du téléphone pour scanner les codes-barres pour ensuite envoyer une requête à différents moteurs de prix et connaître les tarifs de ce produit sur les sites d’e-commerce. Ainsi, vous pouvez comparer depuis le magasin, leur prix avec ceux des sites. C’est simple, mais il fallait y penser.
Nous sommes devant un bel exemple d’un ensemble d’interaction – interactivisme – entre le mode réel, le magasin, et le virtuel, les sites d’e-commerce, le tout lié par un téléphone détourné de son utilisation initiale.

RedLaser screenshot

Chaque personne perçoit différemment les objets qui l’entourent ainsi que son but en tant qu’ « objet ». C’est de là que naissent souvent les plus belles évolutions.

Pour en savoir plus sur le principe de l’Interactivisme, je vous invite à lire Mark H. Bickhard et à suivre un prochain article sur notre blog …

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4 Responses to “Introduction à l’Interactivisme”

  1. JJ 9 novembre 2009 at 17 h 26 min #

    La version dépersonnalisé et non activiste de l’interactivisme, c’est la « convergence (massive) des medias »…

  2. Chris 9 novembre 2009 at 21 h 50 min #

    La convergence est un fardeau (est devenue). On est à une époque où l’on veut que tout converge : les flux, les API, les supports, les idées, etc. tout cela pour souvent faire des économies, pas évidentes, sur des ensembles centralisés qui sont sensés révolutionner nos vies. Hum ! j’ai un gros doute.
    Nous avons beaucoup de mal dans nos milieux à, par moment, s’arrêter, regarder autour de soi, faire le point puis le ménage et repartir sur l’essentiel : l’HOMME.

  3. JJ 17 novembre 2009 at 12 h 21 min #

    Il me semble que votre observation – juste au demeurant – porte bien plus sur l’évolution de cette convergence que sur sa légitimité. Dans un contexte où la multiplication des sources d’information est un phénomène croisant la multiplication des outils de réception (téléphones, consoles, ordinateurs…etc), je concède volontiers qu’actuellement l’heure est au brouillon foisonnant. On en oublie presque à quoi sert l’information, se transformant tous en un geek en herbe.
    Mais, par nature, la convergence est nécessaire à notre époque justement parce que sa réussite (à espérer) nous aide à mieux nous concentrer sur l’essentiel, et non nous éparpiller dans une diversité de solutions pour le moment assez peu interopérables.

  4. Chris 18 novembre 2009 at 10 h 37 min #

    Oui, vous avez raison, c’est d’abord un constat sur l’état actuel de la convergence dans notre milieu et domaine. La convergence est dans la nature des choses, on pourrait dire que la convergence est nécessaire à la survie (espèce, technologie ou société). Actuellement, chacun travaille dans son coin sans vraiment chercher cette « interopérabilité » mais les API, certains standards et surtout certains mouvements de pensée annoncent l’arrivée d’une convergence intelligente entre les systèmes. Ensuite, le gros HIC, c’est de savoir si les entreprises permettront cette évolution qui va souvent à l’encontre de leur modèle économique de licences, brevets et autres protections intellectuelles. D’ailleurs, je ne suis pas contre la protection, mais quand cela dessert l’homme, cela me gêne.
    Pour en revenir à la convergence, ce que j’aime chez Apple avec leur MacOsX, c’est la capacité donnée aux logiciels de chez Apple ou tiers de communiquer avec par exemple le carnet d’adresses, iCal, Mail etc. de façon transparente et dans les 2 sens. Ceci est un vrai gain pour l’utilisateur.

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