Apple – Je t’aime, moi non plus
Quand je pense à ma relation avec Apple, il y a cette phrase tirée d’une chanson de Gainsbourg qui me vient à l’esprit : « Je t’aime, moi non plus »
Rarement, une marque dans l’informatique a soulevé autant d’enthousiasme que d’attaques. Que ce soit pour l’annonce d’un produit ou d’un logiciel, tous les médias s’en emparent et les ménagères de 50 ans sont aussi informées que nous, applemaniaques. De la mise sur le marché du dernier iPod ou bien des problèmes d’antenne de l’iPhone 4, tout le monde en a entendu parlé dans les news.
Depuis 3 ans, je suis devenu un accro aux Macs et à Mac OS X. Une fois que j’ai mis la main dans la machinerie Apple, je ne voyais plus qu’à travers leurs produits. Rien n’est plus beau ou plus pratique qu’un iPhone alors qu’il en existe des milliers d’autres modèles et ceci se répète sur toute la gamme que couvre Apple. À chaque fois que j’ai un besoin, je regarde ce qu’Apple propose. Je me surprends même à n’avoir que des besoins en rapport avec les solutions qu’ils ont.
Tout cela peut paraitre bien sectaire, c’est vrai, et la vision de l’informatique offerte par le prisme de Steve Jobs, vous savez l’incarnation vivante d’Apple ou peut-être le contraire, nous présente une vie où ces tas de composants y ont enfin une vraie place en nous rendant plus beau, plus intelligent, plus hype et totalement dépendant … C’est donc une drogue. Ce n’est pas fini, Steve se veut aussi Notre Père à tous en bannissant les contenus inappropriés pour nos âmes.
Secte, drogue, guru … Cela attire ou repousse, mais en tout cas Apple en joue pour que l’on parle d’elle et ça marche.
Je n’ai pas trop réagi à la suite au refus d’Apple de mettre Flash Player d’Adobe sur iOS ni sur les réponses douteuses d’Adobe. Je regrette de ne pas pouvoir avoir accès à une partie du contenu qui est sur le web, mais en tant que UX-UI designer, j’apprécie le travail qu’à fait Apple pour ces appareils portables. Si demain je dois faire une application pour iPad ou iPhone, je n’utiliserais que leurs guidelines, car il n’y a rien de mieux pour que l’utilisateur puisse prendre en main rapidement et efficacement l’application. Apple maîtrise l’ensemble, software et hardware, et cela se sent en comparaison avec des téléphones sous Android ou Windows Phone.
Je ne veux pas dire que ces OS ne sont pas bien, mais qu’ils ne sont pas cohérents dans leur ensemble. Si l’on pense utilisateur, on se doit d’être cohérent.
Lorsque l’on marche, à chaque fois que l’on change de type de sol; d’un plancher à un sol béton puis sur du sable, nous devons nous réhabituer et adapter notre pas pour avancer. Cette incohérence nous la vivons simplement, car naturelle, mais elle nous demande un effort. Imaginez maintenant l’effort que nous devons produire lorsque pour chaque appareil que nous utilisons dans notre vie, nous devons réapprendre son fonctionnement, car chaque constructeur a mis en place son système propre.
Cette maitrise qu’à Apple est pour moi l’une des plus grandes révolutions du secteur de la micro-informatique et surtout une révolution dans mon approche utilisateur et le confort que cela me procure.
Apple a quand même bien des défauts et commence à développer des idées qui me dérangent comme lors de son dernier keynote qui avait pour titre « Back to the Mac ».
Avec ce slogan, je m’attendais à pleins de news pour la nouvelle version de Mac OS X et l’arrivée de nouveaux périphériques, la 3G sur les MacBook … enfin un retour vers ses utilisateurs qui en avaient assez que tout tourne autour l’iPhone et iOS.
Quelle déception lorsque Steve Jobs explique son « Back to the Mac » par l’intégration d’iOS dans Mac OS X et l’arrivée d’un MacAppStore
AppStore, MacAppStore ou Supermarché, même combat, nous dicter nos choix.
Pour l’instant le MacAppStore ne serait qu’un moyen de plus d’accéder à une bibliothèque de logiciels comme le font déjà d’autres plateformes, mais celle-ci sera native à l’OS donc parfaitement intégrée. Je ne peux m’empêcher de voir au-delà de l’annonce bien gentille et de craindre pour le futur de mon Mac. Que se passera-t-il si demain Apple nous oblige à passer par son MacAppStore pour installer un logiciel sur notre Mac, comme c’est le cas sur les périphériques utilisant iOs.
Ce que j’ai accepté pour mon iPhone ou iPad, je le refuse pour mon Mac. Je ne veux pas qu’Apple s’immisce encore plus dans mes choix et utilisations de mon ordinateur personnel … Personnel, à croire que cela ne veut plus rien dire à l’époque des réseaux sociaux ouverts, mais moi j’y tiens. Je n’aimerais pas me sentir encore plus obligé dans mes choix dictés par des groupes.
Si cela continue, je vais retourner à mon crayon et ma feuille de papier. Au moins, on ne pourra pas me dire quoi écrire … ha, on me dit dans l’oreillette que le papier ce n’est pas bien, on tue des arbres .. zut ..
Plus sérieusement et pour conclure, Tim Wu, professeur de l’université de Columbia a écrit ceci sur Steve Jobs :
« L’homme qui a aidé à créer l’ordinateur personnel il y a 40 ans est sans doute le meilleur candidat pour l’exterminer. Indéniablement, sa vision est attirante, mais il veut trop de contrôle »
À lire dans l’article de MacPlus ›› Apple menace la neutralité du réseau ›› http://bit.ly/bI20dH





Tim Berners-Lee, le « père » de l’internet, y va aussi de sa petite phrase sur Apple et son réseau fermé iTunes.
Un autre pont de vu à lire ›› http://bit.ly/aGxRbf
Tu devrais acheter un Pc et choisir ton OS… ca c’est la libertè.
@Spooky
J’ai passé 16 ans sur PC avec DOS, Windows, Linux sous différentes releases et bizarrement je ne me suis jamais senti aussi libre que sur Mac car enfin je ne me soucis plus de faire fonctionner correctement mon ordianteur, je peux enfin l’utiliser comme véritablement un outil.